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V. I. T. R. I. O. L.

V.i.t.r.i.o.l. ou la vie comme un roman, dont l’héroïne aurait perdu la clef. Enfance et adolescence ne sont que pages blanches. Un vide qui déstructure jusqu’à l’abîme. Jusqu’à ce que la mémoire déferle et avec elle, le gouffre du mot inceste.

Des fragments me reviennent. Il fait noir. Il fait froid. C’est une cage et je suis dedans. Aucun son. Silence de mort. Est-ce la fin ? Est-ce cela, être dans sa tombe ? Est-ce une erreur ? Pourquoi ces sensations, si je suis sous terre ? Le monde au-dehors vit sans moi, je le perçois à travers les infimes parcelles de ma peau. C’est comme ça. C’est la Loi. Tenter de bouger, mais comment faire quand le corps ne répond plus, vaincu par tant de haine ? Pourquoi lutter ? Respirer est presque impossible. Des arbres tombent. Des feuilles pourrissent sur le sol. Le froid et l’obscurité envahissent tout. À quoi bon essayer de vivre dans un monde sans lumière, sans saveur, sans chaleur ? Où tout semble écrit d’avance ? La fatalité a-t-elle ce son si désespérant qu’on ne puisse y échapper ? Bouger, malgré la douleur. Lutter. Chercher la lumière. S’y agripper quand on la tient et ne plus la lâcher. Partir loin. Dans un monde où la violence, la colère et la haine sont interdites. Un monde où vous serez coupables et où je ne serai plus victime. Où exister sera permis, où mon regard pourra voir de nouveau, où l’harmonie se déploiera, où les odeurs me traverseront. Un monde dont vous serez absents. M’envoler. Ne plus sentir la douleur qui vrille les entrailles, consume le cœur, brûle les yeux. Fermer les paupières. Un pas de plus vers le ciel. Un pas de côté et tomber, loin, derrière l’Enfer.

 


FEUILLETER

 

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R É AC T I O N S
 
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“Il y a ce poème de l’auteur français Charles Baudelaire, dans ses “Fleurs du Mal”, intitulé Une charogne, qui m’a particulièrement frappé. Il commence ainsi :

“Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d’été si doux :
Au détour d’un sentier une charogne infâme…”


Même traduit en anglais, il garde un rythme et un flux distincts. Imagé, simple mais profond, il me parlait intimement ; il possédait clairement une dimension immense et pouvait chuchoter à l’oreille de chacun. Il fut inoubliable une fois entendu, puis lu. V.I.T.R.I.O.L., d’Anne de Gandt, m’a fait le même effet.”

Red Haircrow, auteur du blog Flying with Red Haircrow

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“Mes cordes sensibles ont été tendues et tirées jusqu’à ce que je me décide à regarder au fond de mon âme. L’auteur l’a frappée avec ses paroles intenses. Superbement écrit, poétique et, parfois angoissant. Mme de Gandt est vraiment un écrivain fantastique qui sait créer un sentiment de romantisme, même si elle donne à lire une histoire étrangement inquiétante. A la fin je me sentais profondément emplie par “…l’espace d’une promesse finalement tenue.” Je suis impatiente de lire plus de traductions anglaises de ses écrits.

June Ahern, auteur de The Skye in June

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S U P P L É M E N T S
     
 
V.I.T.R.I.O.L., la vie comme un roman
       
  Genèse V.I.T.R.I.O.L. a été écrit après une leçon de chant éprouvante (comme beaucoup) et une extinction de voix qui a duré plusieurs jours. Les brumes et le froid du mois de février étaient à leur comble, la neige tombait sans discontinuer.

Musiques associées – An die Musik, de Franz Schubert, lied composé en 1817, et Ave Maria, du même compositeur. Deux mélodies d’une simplicité confondante, incroyablement dures à chanter. Elles m’ont mise dans tous mes états.

Vitriol : appelé également acide sulfurique, de formule H2SO4. Acide minéral fort, très présent dans l’atmosphère de Vénus, que l’on trouve également dans les pluies acides.
Pur, c’est un liquide visqueux, incolore et inodore, qui peut faire bouillir l’eau dans laquelle il est versé.
 
 
Long de 2530 m, le Boulevard Haussmann traverse les 8e et 9e arrondissements de Paris. Le préfet Haussmann avait conçu cet axe de circulation comme une diagonale reliant le premier cercle des Grands Boulevards à celui du mur des Fermiers Généraux.
 
 
     
 
 
Le dahlia est une fleur d’origine mexicaine. Les Aztèques l’appelaient chichipatli ou acocotli.

Il poussait à l’état sauvage
entre 2000 et 3000 m d’altitude, dans les montagnes dominant Santa Fe et Guadaloupe.

En 1784, le directeur du Jardin Botanique de Madrid le nomme dahlia, en hommage au botaniste suédois Anders Dahl, un diciple de Linné.

Sa présence dans les jardins repousse les nématodes et attire les insectes pollinisateurs.
 
 
         
 
 
   
Je marche comme un voyageur insoumis dans le temps.
B A N D E- A N N O N C E
 
A U T R E S -B O N U S
VITRIOL   DÉCADES    MIRAGES     EXIL   QUATRE
PERSÉPHONE PANDORA LORELEI PALLAS L’INTÉGRALE
PERCEVALE I PERCEVALE II      
 
     
 
e. B I B L I O T H È Q U E
     
 
     
 
     
 
 
 

 
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