Après
le chaos de la douleur, le désir amoureux, ses attentes,
ses exaltations, ses déceptions. Rencontre entre
deux femmes qui va bouleverser leur existence et donner
une force insoupçonnée à chacune d’elles.
La
solitude, parfois, me tend ses pièges de fausse compagnie.
Des bars, je passe, résignée, aux soirées
édulcorées. Les vieux discours sur les mêmes
thèmes cachent mal la misère d’êtres
à la recherche d’eux-mêmes. Voulant quelque
chose… mais quoi. L’amour ? L’amour
est dépassé, obsolète, désuet.
Il n’y a que la sexe et sa fureur qui valent la peine
d’aimer. L’autre a ce parfum désagréable
d’utile, de passager quand il n’est pas simplement
confortable, comme une habitude bien réglée.
Il vient combler des vides, peine à exister. Il gêne
parfois, mais comment se l’avouer ? J’écoute
en silence l’entrechoc d’êtres perdus
dans leur solitude, en quête de partenaires inexistants,
mal ajustés, simples faire-valoir d’une soirée.
J’observe les regards qui ne s’échangent
plus, les mains perdues, les sourires fatigués. Les
soucis, les petits règlements de compte prennent
le pas dans les conversations, les habitudes raidissent
les élans. L’autre devient le coupable d’une
vie que l’on souhaitait différente. C’est
ainsi. C’est comme ça. Mais je n’en veux
pas. Je ne veux pas sombrer dans la banalité bancale
d’une relation mal jouée. Je cherche, désespérément,
une autre que moi.

FEUILLETER
